19/02/2010

Engis - catastrophe de 1930 à Jemeppe-sur-Meuse

55 Engis catastrophe de 1930 Jemeppe sur MeuseDu 1er au 5 décembre 1930, alors que le brouillard recouvre une grande partie de la Belgique, une inversion de température à 70-80 m se produit dans la vallée de la Meuse, entre Huy et Jemeppe-sur-Meuse. Cette section du val mosan, au milieu de laquelle se trouve Engis, constitue un bassin industriel fort important et abrite de nombreuses usines utilisant la combustion du charbon.La vallée connaît alors des conditions anticyclonique, une température de 1 à 2°C, un très faible vent (1 à 3 km/h), une accumulation de gaz et de particules de suie. Le brouillard persistant maintient au niveau du biotope humain les particules fines en suspension dans l'air et les particules de dioxyde de soufre (SO2) produites par les industries ; hommes et animaux ne peuvent que les respirer.Les dégâts sont quasiment immédiats : dès le troisième jour, des milliers de personnes sont atteintes de troubles respiratoires (irritation de la gorge, douleurs dans la poitrine, quintes de toux, respiration difficile, augmentation de l'adrénaline, nausées, vomissements). Soixante personnes, âgées ou souffrant d'affections cardiaques ou pulmonaires, décèdent en deux jours1 soit une augmentation de 10,5 % par rapport à la mortalité habituelle.Ce drame suscite immédiatement une violente émotion au niveau local, national et international ; les journaux parlent de « mort noire »2, de « Vallée de la Mort »3, de « brouillard homicide »4.Dès le 6 décembre, une enquête judiciaire est ouverte et un comité d'experts nommé pour déterminer les mécanismes des accidents.5. Les dix autopsies pratiquées révèlent la présence de mucosités dans la trachée et les bronche, des œdèmes pulmonaires et des hémorragies mais pas de signe d'empoisonnement systémique. Les résultats de l’expertise sont publiés en 1931 dans le Bulletin de l’Académie Royale de Médecine de Belgique.Ce rapport constitue un point de repère dans l'histoire de la pollution de l'air car c'est la première fois qu'est établie scientifiquement la démonstration de la mortalité et des maladies engendrées par la pollution de l'air. Il identifie les mécanismes du brouillard hivernal, l'inversion de température, les résultats de la combustion du charbon, les sujets à risques et il prédit de futurs désastres… « Si les mêmes conditions se trouvent réunies, les mêmes accidents se reproduiront. (…) Si un désastre survenait à Londres dans des conditions analogues on aurait à déplorer 3 179 morts immédiates » ; ces prédictions vont malheureusement être confirmées par les faits : en 1952, Londres va subir un épais brouillard du 5 au 9 décembre; en trois mois, on va compter 12 000 décès supplémentaires à la mortalité normale.Ce drame a eu une forte répercussion dans la littérature scientifique. Au plan local, Engis est devenue l'une des communes les plus surveillées quant à la pollution, mais les évènements de 1930 sont peu à peu tombés dans l'oubli. La commune d'Engis a cependant célébré le 70e anniversaire du drame, en décembre 2000, par l'installation devant la maison communale d'une sculpture de l'Engissois Paul Vandersleyen.

09/04/2009

Astenet - la gare

 

La gare a été fermée en 1957 et démolie en 1975

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Astenet - le château

 

Le hameau d'Astenet, déandance: de Walhorn, est arrosé par le Grötbach ; c'est au confluent de ce ruisseau et du bief de l'ancien moulin qu'est situé le château de Thor, à l'ouest de la route WalhornHergenrath et à mi-distance entre les églises de ces deux villages.Le château primitif d'Astenet, qu'il ne faut pas confondre avec celui de Thor, était construit au milieu de l'étang qui fait actuellement partie du jardin d'agrément de Thor, au sud-ouest de l'édifice de ce nom.Dès 1626, il n'était plus habitable, le donjon s'était écroulé vers la fin du 16° siècle. Les curages de l'étang, faisant émerger les substructions, révèlent un bâtiment massif, flanqué de quatre tours, non sans analogie sans doute avec celui de Vlattenhaus à Eynatten.Le château actuel comporte trois parties distinctes : le corps de logis principal, entre cour et jardin -, grande bâtisse d'un étage, coiffée d'une toiture en tuiles à deux versants, ornée de petites lucarnes : la façade, du côté de la cour, montre cinq travées ; les fenêtres, symétriquement disposées, ont des linteaux en arc surbaissé de style Louis XV ; la porte d'entrée, au milieu, est précédée d'un perron de trois degrés et surmontée d'une jolie imposte à jour ovale ; ses piédroits et son linteau rectiligne sont larges et moulurés.Dans le pignon Est, certaines baies, plus petites, paraissent dater du 17e siècle. A cette première partie fut ajoutée en 1738 une seconde construction du côté du jardin, au Nord.Son toit à deux pentes (brisis couvert d'ardoises, le dessus couvert de tuiles) est massif et sans charme.Dans l'encoignure formée par ces deux parties s'élève une tour carrée, bâtie au 19e siècle, parait-il. Effectivement, la partie cimentée de la muraille, à baies géminées en plein cintre et à simili-créneaux, porte la marque déplorable de cette époque.Cependant, toute la partie de la maçonnerie, jusqu'à hauteur des chéneaux du corps de logis, date de 1738, année de l'édification du second bâtiment décrit ci-avant. Le caractère de ses chaînages d'angles et de ses encadrements de fenêtres, en pierre de taille, suffit à démontrer son ancienneté.En fait, la tour est donc antérieure au 19e siècle, mais elle a subi à cette époque, un remaniement et un exhaussement d'ailleurs malencontreux. L'édifice conserve une chapelle castrale, de belles boiseries et des portes en chêne sculpté de style Louis XIV.La troisième partie du château est constituée par le petit bâtiment isolé, perpendiculaire à la façade et barrant la cour du côté Est.C'est une construction basse, sans étage, percée d'un porche d'entrée central en plein cintre et de baies jumelées de chaque côté ; le porche, dont la clef de voûte est sculptée aux armes de la famille Heyendal, porte le millésime 1733 ; il est surmonté, vers 1'extérieur, d'un gracieux tympan qui s'orne, en son milieu, d'une jolie niche à statuette et, à son sommet, d'un pot à feu en pierre taillée ; la toiture à quatre versants est agrémentée de lucarnes et une girouette, plantée au centre de son arête faîtière, montre les initiales D (Docteur) L (Lambertz).Le château de Thor a pour origine la brasserie du stock-fief, qui au 14e siècle appartenait au lignage d'Astenet, avec les fiefs de Panhuys et de Mützhof ; le dernier descendant mâle de cette famille fut Hermnan d'Astenet.Après sa mort, son beau-frère Scheiffart van der Heyden fait le relief de ses biens devant la cour de Notre-Dame d'Aix-la-Chapelle en 1416.Dès le 15e siècle, le domaine est divisé en trois parties ; l'une d'elles, sur laquelle devait s'édifier Thor appartient à Jean van der Heyden, fils de Scheiffart précité.A son décès, ses biens sont partagés entre ses enfants ( 1467) et le fief est attribué à son fils Winand van der Heyden ; il le transmet par héritage à son fils Jean van der Heyden ; à son décès, en 1543, il passe à sa fille, Claire van der Heyden, épouse de Jean Molener, dit Hens d'Astenet, échevin de Walhorn ; le bien est ensuite recueilli par le fils du précédent, Winand d'Astenet, qui le laisse à sa veuve, née Gudule Welter.D'une première union avec Nicolas Pelzer, elle avait eu une fille, Barbe Pelzer, qui devint propriétaire du fief et, par son mariage avec Renier Reul, le fit passer dans la famille de ce dernier.Renier Reul, né vers 1577 et mort en 1646, avait fait le relief en 1615. Son fils Hubert en devint seul propriétaire par la cession que lui fit de sa part, en 1652, Gudule d'Astenet (veuve de Léonard de Vischer), fille de Winand et demi-sœur de sa mère Barbe. Il épousa, en 1655, Isabelle-Catherine Lallemand, agrandit considérablement son domaine, fut anobli en 1660 et mourut en 1666.Astenet échut à son fils, Jean-Guillaume de Reul, puis à la sœur de celui-ci, Jeanne-Marie de Reul puis en premières noces de don Ambroise de Quintana Riva, lequel vendit l'ancienne brasserie du domaine et quelques journaux de terre à Jean Heyendal, frère du célèbre Nicolas Hyendal, abbé de Rolduc.Le nouveau propriétaire fit bâtir, sur l'emplacement de la brasserie, une nouvelle construction que l'on dénomma «castel» et dont lu ancres en fer forgé de la façade indiquent l'année 1700.Jean Heyendal mourut en 1717, laissant le bien à ses deux fils, Jean-Etienne et Henri Heyendal. Ceux-ci construisirent l'aile du côté du jardin en 1738 ; en 1732, ils avaient obtenu l'autorisation de lire célébrer la messe dans la chapelle castrale.Après leur décès, le château échut à la fille d’Henri, Anne-Catherine Heyendal, dernière de sa race ; en 1762, elle s'unit à Walther-Jean-François Birven, de Montzen (+ 1800) et mourut à Thor en 1806.Après le décès des époux Birven-Heyendal, la propriété passe à leur fils, Jean-Guillaume-Henri Birven, époux de Sybille Thyssen.Observons que, par ce mariage, il adjoignit à ses biens patrimoniaux celui de Vlattenhaus à Eynatten.Leur fille Joséphine Birven recueillit Thor à leur décès ; en 1840, elle s'unit au docteur Frédéric Lamberz, d'Aix-la-Chapelle, qui fit exhausser la tour, à l'encoignure du bâtiment principal et de l'aile du château.Décédée veuve en 1899, le bien fut recueilli par son neveu, I’ ingénieur Emile Lamberz, puis par le fille de ce dernier, Frédéric Lamberz, son propriétaire actuel.Il y a installé une « hostellerie », renommée pour son excellente cuisine et l'affabilité de l'accueil que l'on y reçoit. Mr Lamberz s'intéresse aux choses du passé et ne manque pas l'occasion de montrer à ses hôtes ou aux visiteurs tous les détails anciens qui font de cette vieille demeure un agréable lieu de repos et de villégiature. Sources: "LES DELICES DU DUCHE DE LIMBOURG de Guy POSWICK".

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Astenet - parc du château

Astenet le parc du château

Astenet - chapelle St-Jean

Astenet Chapelel St Jean

Astenet - Institut Ste-Catherine

Astenais institut Ste Catherine

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Astenet - Institut Ste-Catherine

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Astenet - maison du négociant Victor Heuschen

Astenet mais du négociant Victor Heuschen

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